Hypocondrie : Une maladie à part entière

L’hypocondrie est un trouble difficile à assumer voire presque tabou. Souvent, cette maladie (parce que c’en est une !) est souvent mal connue et victime de clichés. Zoom sur ce trouble psychologique encore trop peu abordé.

Ce n’est un secret pour personne : je suis hypocondriaque et je l’assume. Malheureusement, dans notre société, il est très compliqué d’en parler puisque ce terme, employé à toutes les sauces, est souvent moqué et incompris. Pendant longtemps, je n’ai pu communiquer mes angoisses parce que mes interlocuteurs me reprochaient sans cesse de trop en faire, d’exagérer. En bref, j’étais une malade imaginaire.

hypocondrie

Hypocondrie, qui es-tu ?

L’hypocondrie est un trouble mental qui se caractérise par une peur obsessionnelle des maladies. Non seulement le malade a peur, mais, en plus, il ressent les symptômes de la maladie qui l’angoisse. Chaque signe que le corps renvoie est interprété de la façon la plus dramatique possible et les examens médicaux ne suffisent malheureusement pas à étouffer l’angoisse. Ce stress excessif entraîne d’autres troubles véritables : hyperventilation, crises d’angoisse, palpitations cardiaques, et bien d’autres plus impressionnants les uns que les autres. Pire encore, la vie du patient tourne intégralement autour de la maladie. Impossible donc de profiter pleinement des petits bonheurs du quotidien.

Hypocondrie, d’où viens-tu ?

Comme les phobies, l’hypocondrie reste dans un certain nombre de cas, inexpliquée. Pour les autres, elle a pu se révéler suite à un choc émotionnel. L’annonce d’une maladie à soi ou à un proche par exemple. L’hypocondrie, dans ce cas, relève donc de la culpabilité de ne pas avoir su interpréter correctement ses symptômes au moment où cela était nécessaire. Un deuil, une séparation sont d’autres types de chocs pouvant être à la source de l’hypocondrie.

Hypocondrie, comment te combattre ?

Par rapport aux phobies classiques, l’hypocondrie est omniprésente dans la vie d’un patient, il est donc important de s’en débarrasser.
La médecine douce et la relaxation vont pouvoir traiter l’hypocondrie mineure. Pour les hypocondriaques sévères, une thérapie plus poussée est nécessaire et un traitement comparable à celui de la dépression pourra, éventuellement, être mis en place.
Et finalement, la place des proches est primordiale. Si vous connaissez un hypocondriaque, il est inutile de le culpabiliser ou minimiser ses maux. Ayez conscience que cette personne souffre réellement et qu’elle a besoin de parler et de se confier. Incitez-la à parler d’elle et écoutez-la. Même s’il vous sera compliqué de changer les choses, votre oreille attentive sera toujours réconfortante pour quelques instants.

Image de film Hypocondriaque

Et vous ? Êtes-vous hypocondriaque ou connaissez-vous une personne atteinte de ce trouble ?

Crédits photos : Images tirées du film « Supercondriaque ».

Happy Swallow
Happy Swallow

Julie, 24 ans, étudiante en Master Management et Communication. Blogueuse lifestyle depuis un an, elle aime surtout partager des billets "humeur" ou "culture". Passionnée par la musique, le dessin et l'art en général, elle aime utiliser sa créativité pour se créer un univers plein de fantaisies.

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