Pourquoi les femmes préfèrent les bad boys…

Ils sont insaisissables, ils sont beaux, ils sont machos et ils vous feront pleurer. Et pourtant, on aime ça. Ena décrypte pourquoi les femmes préfèrent les bad boys.

La semaine dernière, je regardais un film dans lequel l’héroïne, courtisée par deux hommes très différents, finissait par choisir le rebelle, celui au regard de braise qui ne savait pas se tenir, celui qui disparaissait à la première difficulté et qui ne ferait jamais de demande en mariage romantique.

Elle délaissait l’autre, celui qui avait un job stable et bien payé, qui mettait des cravates et lui offrait des fleurs. Et bien sûr, en me mettant à la place de l’héroïne, j’ai réalisé que, comme elle, j’aurais choisi le bad boy. Et je me suis demandé pourquoi, nous les femmes, préférons la plupart du temps Shannon dans Drive à Hal dans Malcom ?

pourquoi les femmes préfèrent les bad boys

Mais pourquoi les femmes préfèrent les bad boys?

Un bad boys -en anglais- c’est un mauvais garçon. Mais déjà, c’est quoi un mauvais garçon ?

On a toutes en tête l’image de Ryan Gosling en blouson de cuir sur sa moto, incarnation du bad boy qui s’éloigne sur son pétaradant destrier et disparaît au loin alors que le soleil se couche…

Mais dans la vraie vie, le mauvais garçon, c’est plutôt celui qui ne rappelle jamais, qui fait des promesses qu’il ne tient pas, qui reluque votre meilleure amie…Celui qui vous fait souffrir.

Chacune aura sa propre définition du bad boy, il peut revêtir plusieurs facettes, mais globalement, il aura le regard franc, un rien provocateur, une grande confiance en lui, saura ce qu’il veut, n’aimera pas être cantonné dans un rôle, fuira la routine, et autour de lui brillera cette aura de liberté et de mystère. Pour toutes ces raisons, et d’autres encore, comme le sourire arrogant et la mèche rebelle, le bad boy sera forcément séduisant. Mais est-ce que c’est une raison pour le préférer au prince charmant ? Oui parce que…

Le bad boy représente un challenge…

Comme il n’arrive pas à l’heure aux rendez-vous, ne nous rappelle pas dans la minute, ne nous fait pas de grandes déclarations d’amour, il semble nous échapper à chaque instant, et ça c’est puissamment attractif.

Le bad boy offre de la résistance et ça nous stimule. On va transformer le loup sauvage, il changera ! Grâce à nous et pour nous. On veut, la plupart du temps très inconsciemment, relever le défi. On a l’esprit de conquête, parce qu’on pressent, on sait, (bon d’accord, on veut) que sous son air de « j’m’en fous pas mal », cette armure décadente, bat un petit cœur fragile qui a peur de souffrir.

L’obscur est sexy…

Le bad boy ne s’étale pas, il ne nous confie rien ou si peu, il a un sourire énigmatique et un regard provocateur. Il est mystérieux. Que pense-t-il ? Que veut-il ? Nous veut-il ? On ne saurait dire… Le bad boy est obscur, ténébreux, énigmatique. Et donc fascinant, captivant, ensorcelant…. Non ?

bad boys

C’est la faute à la sélection naturelle d’abord !

Une récente étude, menée par des chercheurs de l’université de Liverpool, sur 2370 femmes, a conclu que nous préférons largement des hommes aux traits marqués, à la mâchoire large et au regard ténébreux, des vrais bad boys à l’allure virile, parce que ceux-ci seraient plus susceptibles d’être de bons géniteurs. (1)

Animales que nous sommes !

Jude Law

“Women like bad boys…Being a good boy never worked for me”‘ (Jude law)

Mais quand même…

Même si on a envie de vivre une passion avec Jack Sparrow ou que Chuck Bass nous a filé des frissons, on aime quand même les gentils garçons qui pensent à notre anniversaire, qui nous massent les pieds après une journée de shopping et qui font des compliments niais à notre maman (tellement attendrissants !). Comme on aime les bad boys mais pas vraiment les salauds, le mieux c’est le gentil bad boy. Si, si, il existe…enfin j’en suis presque sûre!

Et vous vous êtes plutôt bad boys ou gentil garçon ?

 

(1) SourcesWomen’s reproductive success and the preference for Dark Triad in men’s faces, Minna T. Lyons and al, février 2016, Evolution and Human Behaviour

Ena

2 commentaires
  1. La même chose est valable dans le sens inverse 🙂

    Combien de fois tu croises un mec adorable, gentil, sérieux, doux, le gars dont tout le monde dit “c’est une perle”… et tu rencontres sa femme, t’imagines une fille tout aussi adorable et gentille… et bang ! Tu as devant toi une nana qui est tout l’inverse, dure et parfois limite méchante. Ou pingre alors que son cher et tendre est la générosité même. Et tu te dis : mais bon sang, qu’est-ce qu’il font ensemble ?

    On dira que les contraires s’attirent, mais c’est plutôt du côté de la sélection naturelle et de la génétique, qu’il faut creuser… comme tu le disais dans le sens inverse.

    A l’époque des prédateurs et des cavernes, l’important pour monsieur était que sa précieuse semence trouve le meilleur terrain possible.

    D’où le goût premier de messieurs les sapiens (et autres) pour les généreuses poitrines et hanches larges, signe physique d’une bonne production d’ovules (même si pas fiable à cent pour cent, on est d’accord, mais c’est un bon signe).

    Ensuite, une fois la précieuse semence, germe d’une précieuse descendance (et de gènes dûment transmis pour le futur) mise à l’abri dans le ventre de madame des Cavernes, il fallait qu’elle grandisse et se reproduise etc.

    Or, quelle meilleure gardienne de la semence (et donc, pour commencer, des ressources permettant de la nourrir – et de se nourrir elle, à la base) lors des absences de Monsieur Caverne parti à la chasse au mammouth, qu’une femme “forte”, gardant sans scrupule, au sein de la troupe, la meilleure part, se servant systématiquement la première, n’ayant pas de scrupule à laisser crever d’autre Mme Caverne en cas de disette, pour continuer à se nourrir la première grassement ?

    Eh oui, génétiquement, la meilleure chance de transmission des gènes de Monsieur vers les générations suivantes, c’était… que Mme Caverne ait bonne poitrine, bonnes hanches, bon ventre pour les rencontres hâtives (mais de préférence exclusives !) et un caractère de mégère…

    Ce qu’il en reste ? Mais non, pas que les hommes aiment les vachardes sans scrupules et un brin agressives (quoique… mais non mais non, foutaises, foutaises !) mais en revanche on sait toutes que la jouer un peu moins gentille peut générer un respect inattendu voire une certaine fascination (attirance ou retour prompt) des fils et petit fils de Monsieur Caverne, dont les mamans, grands-mamans, et arrière-grand-mamans Caverne avaient un bon pourcentage de chances d’être des… madame Caverne avec des caractères de volcan, haha !

    Je crois qu’on a toutes en nous un peu de Mr ou Mme Caverne… et des aspirations vers autre chose… et que tout ça est dur à gérer, et pour les hommes, et pour les femmes.

    Dessiner des nouveaux hommes et femmes du futur, moins Bad Boys et moins Mme Caverne n’est pas aisé (d’autant moins qu’on projette chacun de fausses attentes, aussi, sur les autres – c’est ainsi que des Monsieur Gentil vont, en mauvais stratèges (ou bons stratèges) jouer les Bad Boys, et que des Madame Douce vont en bonnes (au mauvaises) stratèges jouer “la sans pitié inaccessible” ou “femme fatale” détachée… etc. 🙂

    Pour conclure avec ton article : le rêve est peut-être le bad boy expert en massages de pieds, va savoir 🙂

J'en pense que :

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